Vox

Auteur : Christina Dalcher

Année de parution : 2019

Thèmes : place de la femme, dystopie

Nombre de pages : 432

Résumé : Jean McClellan est docteure et épouse de Patrick McClellan. Avant tout, elle est mère de quatre enfants. Steven, 17 ans, Sam et Léo, 11 ans et Sonia, 6 ans. Depuis un an environ, Jean n’exerce plus son métier comme toutes les femmes des Etats-Unis. En effet, depuis les dernières élections, le pays est plongé dans une société “pure”. Les hommes sont au centre de tout. De plus, Les femmes ont des comptes-mots au poignet, elles ont le droit à 100 mots par jour. Si elles dépassent ce quota, elles reçoivent une décharge électrique qui devient de plus en plus forte lorsque le compteur dépasse de dix en dix mots.

A l’école, les petites filles apprennent à être des femmes au foyer modèle, soumise et discrète. Elles ont des cours de couture, de cuisine et de jardinage, l’apprentissage de l’alphabet. Les jeunes garçons, quant à eux, apprennent à gérer la pression dans la prise de décisions. Etre un chef de famille. Ils suivent les enseignements nécessaires pour pouvoir par la suite, faire de grandes études. Aussi, les homosexuels et lesbiennes n’ont pas leur place dans cette société. Ils ont un choix à faire : revoir leur sexualité et se marier ou être prisonniers dans une sorte de couvent où leur compteur est réglé à 0 mot.

Un jour, des hommes du gouvernement viennent pourtant demander l’aide de Jean. En effet, Le frère du président a été victime d’un accident de ski. Il a la partie gauche du cerveau “paralysé”. C’est l’air de wernicke, la personne atteinte peut formuler des mots mais n’a pas conscience que la phrase qui sort de sa bouche n’a aucun sens. Jean est alors embarquée avec ses compagnons Lin et Lorenzo (son amant) dans cette aventure. Leur but : sauver le frère du président. 

Avis : Le personnage de Jean, une femme rebelle qui sait ce qu’elle veut et ce qu’elle est prête à faire pour l’obtenir nous conquis dès les premiers instants. La plume singulière de l’autrice nous surprend puis nous emporte dans son univers rempli d’éventualités. Aussi, j’ai beaucoup aimé l’originalité de l’intrigue. Imaginer une dystopie où la femme est réduit à néant nous fait réfléchir au monde dans lequel on vit.

Note : 16.5/20

Où trouver ce livre : Vox

“Personne n’est plus arrogant envers les femmes, plus agressif ou méprisant, qu’un homme inquiet pour sa virilité”

simone de beauvoir

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