The book of Ivy

« Un jour, quand j’avais à peu près quatorze ans, je passais la matinée là-bas avec elle. Les portes se sont ouvertes et je ne voyais pas trop ce qui se passait, mais j’ai entendu de l’agitation. Quelqu’un pleurait, une autre personne criait et appelait un médecin. Quand j’ai enfin pu jeter un coup d’œil, j’ai vu une fille d’à peu près mon âge aux longs cheveux noirs qui appelait à grands cris. L’une des infirmières m’a tapoté l’épaule et m’a dit : « C’est la fille que tu vas épouser un jour : Callie Westfall. » (…)
– Je ne vais pas te mentir et prétendre que c’était le coup de foudre, poursuit-il. Mais c’était de la fascination. Tu étais blessée, terrifiée, mais tu restais brave, avec un air de défi dans les yeux. Ils brillaient quant tu parlais de ce chien. Ton visage montrait exactement ce que tu ressentais, mais ces sentiments-là étaient inattendus. Comme le jour du mariage, quand tu as tout fait pour m’éviter. (Il esquisse un sourire.) Les poings serrés. (Bishop me dévisage ouvertement.) S’il fallait que je me marie, je voulais épouser une fille que ça m’intéressait de connaître. Tu es facile à déchiffrer, Ivy, mais ton livre est compliqué. Voilà pourquoi je t’ai choisie à la place de ta sœur. »

Phobos-Tome 1

« Au fond, tu es comme Phobos. Tu sais pourquoi son orbite est considérée comme idéale ? Parce qu’elle est assez proche de Mars pour permettre d’en voir la surface en détail avant le largage, et trop éloignée pour que la gravité martienne empêche le Cupido de repartir après nous avoir éjectés. Comme toi : assez proche pour me rendre fou, trop éloignée pour que je te retienne. »

Zalim- tome 1

« Une fois le processus achevé, il ouvrit ses yeux de monstre sur le jour nouveau qui brillait, lavé par l’averse et le vent. Le ciel était étincelant, le fjord scintillait en retour, les oiseaux accueillaient la lumière avec joie et innocence. Avant de rendre son corps à son hôte, il murmura d’une voix qui semblait n’être que le roulement du tonnerre, le grondement de la terre :
– Bonjour le monde. Tremblez de peur, car Zalim est de retour… »

Harry Potter à l’école des sorciers

« Ici dans mon cours, on ne s’amuse pas à agiter des baguettes magiques, je m’attends donc à ce que vous ne compreniez pas grand-chose à la beauté d’un chaudron qui bouillonne doucement […], ni à la délicatesse d’un liquide qui s’insinue dans les veines d’un être pour ensorceler peu à peu son esprit et lui emprisonner les sens… Je pourrais vous apprendre à mettre la gloire en bouteille, à distiller la grandeur, et même à enfermer la mort dans un flacon si vous étiez autre chose qu’une de ces bandes de cornichons à qui je dispense habituellement mes cours… Cette entrée en matière fut suivie d’un long silence. Harry et Ron échangèrent un regard en levant les sourcils. Hermione Granger était assise tout au bord de sa chaise et avait visiblement hâte de prouver qu’elle n’avait rien d’un cornichon. »