La chronique des Bridgerton tome 9

« Y a-t-il une chance que vous soyez capable de vous abstenir de blasphémer en compagnie des dames ? Demanda Simon, le Duc de Hastings, le mari de Daphné.

-Ce n’est pas une dame, grommela Anthony. C’est ma soeur.

-C’est ma femme.

Anthony sourit.

-C’était d’abord ma soeur.

Simon se tourna vers Kate, qui tapait son maillet vert contre l’herbe, dont-elle avait dit être satisfaite, mais Anthony la connaissait bien.

-Comment, demanda t-il, arrivez-vous à le supporter ?

Elle haussa les épaules.

-C’est un talent que peu de personnes possèdent. »

LA DECISION

« Cet après-midi là, j’avais reçu un couple dont la petite fille de neuf ans était morte dans un attentat. Il n’existe pas de mot dans la langue française pour désigner celui qui a perdu son enfant, alors qu’il y en a un — “orphelin” — pour celui qui a perdu son père ou sa mère, comme s’il s’agissait d’une situation impossible à définir, à qualifier : un vide moral et juridique. Quand je recevais ces parents ravagés par le chagrin, je devais paraître à la fois présente et solide, faire preuve de tact et de pédagogie, être à l’écoute mais aussi savoir qu’ils pouvaient, en retour, chercher à me déstabiliser. »

brexit romance

 » Personne ne vous a donc jamais dit, demanda Kamenev, que le up et le down sont le yin et le yang de la langue anglaise, ses points cardinaux, sa raison d’être ? »

« Comment ça ? Mais non ! » s’affola Marguerite, choquée que Madame Kessler ait ainsi failli à son devoir.

« C’est une langue obsédée par la verticalité », dit Kamenev derrière son journal. « Il faut toujours qu’elle précise ce qui est en haut et ce qui est en bas. Quand on a une idée, on think up quelque chose. Quand on méprise quelqu’un, on le look down. Quand on cherche une maison plus petite, on veut faire du downsizing, alors qu’un meilleur appartement sera plus upmarket. «