Là où chantent les écrevisses

“Pense surtout pas que la poésie, c’est rien qu’un truc de filles. Il y a des poèmes d’amour à l’eau de rose, c’est sûr, mais y en a aussi des drôles, beaucoup qui parlent de la nature, et même de la guerre. L’idée au fond c’est qu’ils te font toujours ressentir quelque chose.” Son père lui avait dit de nombreuses fois que la définition d’un homme, un vrai, c’était qu’il savait pleurer sans honte, qu’il pouvait lire de la poésie avec son cœur, que l’opéra touchait son âme, et qu’il savait faire ce qu’il fallait pour défendre une femme. »

La chronique des Rokesby tome 1 & 2

« Bonsoir, mademoiselle Bridgerton, murmura-t-il en s’inclinant sur sa main.

Il se pencha ensuite pour déposer un baiser sur la jour de sa mère.

– Bonsoir, mère.

– Billie n’est-elle pas en beauté ?

George hocha lentement la tête, incapable de la quitter des yeux.

– Si, répondit-il, elle est… en beauté.

Mais ce terme, bien trop prosaïque, ne convenait pas. « Beauté » ne disait rien de la vivacité de son intelligence, de la profondeur de son regard, de l’esprit qui se dissimulait derrière son sourire. Elle était belle, oui, mais elle n’était pas que cela, et c’était pour cette raison qu’il l’aimait. »