« J’avais sauté du haut d’une falaise, et puis, juste au moment où j’allais m’écraser en bas, il s’est passé un évènement extraordinaire : j’ai appris que des gens m’aimaient. D’être aimé ainsi, cela fait toute la différence. Cela ne diminue pas la terreur de la chute, mais cela donne une perspective nouvelle à la signification de cette terreur. J’avais sauté de la falaise, et puis, au tout dernier moment, quelque chose s’est interposé et m’a rattrapé en plein vol. Quelque chose que je définis comme l’amour. C’est la seule force qui peut stopper un homme dans sa chute, la seule qui soit assez puissante pour nier les lois de la gravité. »
Étiquette : 300 pages
The revolution of Ivy
« Je suis encore effrayée parfois, mais maintenant, je sais qui je suis. Ma naissance s’est faite dans la douleur et dans le sacrifice, dans la joie et dans l’amour inconditionnel. Je suis plus forte qu’avant, capable de prendre des décisions difficiles sans fléchir, mais je ne suis pas dure. J’ai peut-être les mains sales, mais mon âme reste pure. J’aime plus profondément que je ne l’aurais cru possible, sais jusqu’où je peux aller pour protéger ceux qui me sont chers. Je suis en mesure de survivre ici, mais aussi de vivre tout court. Je peux abattre un chevreuil pour le repas du soir et apprécier la beauté d’un aigle solitaire qui s’élance dans un ciel bleu éclatant. Je peux tenir en respect un inconnu avec mon poignard, mais aussi rire avec mes amis autour de la chaleur d’un feu de camp. Je peux vivre avec la peur de perdre Bishop et l’aimer avec passion malgré tout. »
The book of Ivy
« Un jour, quand j’avais à peu près quatorze ans, je passais la matinée là-bas avec elle. Les portes se sont ouvertes et je ne voyais pas trop ce qui se passait, mais j’ai entendu de l’agitation. Quelqu’un pleurait, une autre personne criait et appelait un médecin. Quand j’ai enfin pu jeter un coup d’œil, j’ai vu une fille d’à peu près mon âge aux longs cheveux noirs qui appelait à grands cris. L’une des infirmières m’a tapoté l’épaule et m’a dit : « C’est la fille que tu vas épouser un jour : Callie Westfall. » (…)
– Je ne vais pas te mentir et prétendre que c’était le coup de foudre, poursuit-il. Mais c’était de la fascination. Tu étais blessée, terrifiée, mais tu restais brave, avec un air de défi dans les yeux. Ils brillaient quant tu parlais de ce chien. Ton visage montrait exactement ce que tu ressentais, mais ces sentiments-là étaient inattendus. Comme le jour du mariage, quand tu as tout fait pour m’éviter. (Il esquisse un sourire.) Les poings serrés. (Bishop me dévisage ouvertement.) S’il fallait que je me marie, je voulais épouser une fille que ça m’intéressait de connaître. Tu es facile à déchiffrer, Ivy, mais ton livre est compliqué. Voilà pourquoi je t’ai choisie à la place de ta sœur. »
Nous les menteurs
« Bienvenue dans la splendide famille Sinclair.
Chez nous, il n’y a pas de criminels.
Pas de drogués.
Pas de ratés.
Les Sinclair sont sportifs, beaux, svelts. Nous sommes une vieille fortune. Nos sourires sont étincellants, nos mentons carrés, nos services de fond de court agressifs.
Qu’importe si les divorces nous lacèrent le coeur au point que notre pouls se débat. Qu’importe si les comptes fiduciaires se réduisent comme peau de chagrin; si les relevés de cartes de crédit impayés traînent sur la table de cuisine. Qu’importe si les flacons de cachets s’amassent sur la table de nuit.
Qu’importe si l’un d’entre nous est terriblement, désespérément amoureux.
Amoureux au point que des mesures tout aussi désespérées s’imposent.
Nous sommes les Sinclair.
Chez nous, personne n’est dépendant.
Personne n’a tort.
Nous vivons, du moins l’été, sur une île privée au large du Massachusetts.
C’est peut-être tout ce que vous avez besoin de savoir. »
Les nouvelles vagues
« Le premier amour, on ne l’oublie pas facilement. Peut-être même qu’on ne l’oublie jamais. Juste, à un moment donné, il finit par nous laisser tranquilles, je veux dire : nous laisser vivre autre chose. Mais il sera toujours là. »
Romance
« Je ne sais pas comment on peut passer de l’amour fou à plus rien. Je ne sais pas comment on peut dire : je veux passer ma vie avec toi, et tout arrêter brusquement. »
