Auteur : Karine Tuil Année de parution : 2019 Thèmes : Justice, pouvoir, place de la femme Nombre de pages : 352 Résumé : Un journaliste politique Jean Farel, et sa femme Claire, une essayiste ont ensemble un fils de 21 ans, Alexandre. C’est un jeune étudiant diplomé de polytechnique : il semble avoir un…
Vox
« Réfléchissez. Réfléchissez à ce qui vous arrivera, et à ce qui arrivera à vos filles, lorsque les lois nous feront remonter le temps. Réfléchissez aux expressions comme « autorisation du conjoint » ou « consentement paternel ». Réfléchissez au moment où vous vous réveillerez, un beau matin, en constatant que vous n’avez plus voix au chapitre. »
Les collisions
« L’humain devrait se soucier de ce qui est véritablement important.
– Genre?
– Le fait qu’on soit une calamité. Et ça va bien au-delà de notre système. Espèce douée d’intelligence… Tu parles! Faut voir ce qu’on en fait de notre gros cerveau : on sait aller sur la lune et on a le matériel pour faire sauter la planète en quelques secondes, mais la moitié de la population crève de faim et on ne peut toujours pas soigner le cancer. L’humain, c’est de la grosse saloperie. »
Diabolo Fraise
« Hé, les filles ! murmure t-elle. A votre avis, ça a le goût de quoi, le bonheur ?
Trois paires d’yeux se tournent vers elle. Réflexion.
— De barbe à papa ? improvise Antonia en posant le magazine sur ses genoux.
— De chiotte ! lâche Jolène, pas joueuse.
— Et toi Judy ? Tu dirais quoi ?
— Vous vous moquez pas de moi, hein ?
— Quelle idée ! répond Marieke
— Je dirais que le bonheur a le goût des quenelles de Papa.
— Et s’il était une couleur ?
— Couleur de peau, répond Antonia sans hésiter.
— Couleur page blanche, propose Jolène. Le bonheur, c’est peut-être quand tout reste à écrire ?
— Le marron des yeux de Maman. »
Carry on
« Je me raccrochais à la seule chose dont je suis toujours certain…
Les yeux bleus.
Les boucles cuivrées.
Le fait que Simon Snow est le magicien le plus puissant au monde. Que personne ne peut lui faire du mal. Même pas moi.
Que Simon Snow est vivant.
Et que je l’aime d’un amour désespéré. »
A la place du coeur-saison 1
« J’ai dix-sept ans, la vie devant moi et de la mort partout. Une saloperie d’équation à résoudre. Je pourrais très bien renoncer. Au goût des choses. Aux règles du jeu dont je devine qu’il n’a aucun sens. Oui, je pourrais très bien laisser tomber. C’est quoi l’autre choix ? »
