Sorcery of Thorns

Auteur : Margaret Rogerson Année de parution : 2019 Thèmes abordés : magie, bibliothèques Nombre de pages : 571 Résumé : Elisabeth Scrivener est une apprentie gardienne. Elle est orpheline et c’est la directrice de la bibliothèques d’Estive qui la recueillie quand elle était encore bébé. Un jour, Elisabeth se réveille tard dans la nuit,…

Phobos- Tome 3

« Le Yin est noir, le Yang est blanc, explique-t-il en détaillant le croquis. Le Yin et le yang sont aussi différents que la nuit et le jour, le vide et plein, le froid et le chaud…le mal et le bien. Pourtant, regardez : il y a un point blanc dans la partie noire, et un point noir dans la partie blanche. Parce que rien n’est jamais tout noir, ni tout blanc. Parce que personne n’est jamais entièrement mauvais, ni entièrement bon. »

Songe à la douceur

« Elles ont cette douce disgrâce des choses qu’on trouvait belles avant, cette saveur aigrelette des choses que l’on regrette quelques années plus tard.

Ces grands serments, ces gigantesque promesses, ces phrases folles, ces métaphores qui nous font après coup crisser des dents, ces monstrueuses hyperboles, ces anaphores ridicules, et qui pourtant alors nous paraissaient si vraies, si belles, que nous pensions nous être coulé en elles jusqu’à n’avoir plus de corps que les courbes de leurs majuscules, et d’autre réalité que les murmures, et que les mouvements des lèvres, de celui ou celle

à qui elles étaient destinées et qui les lisait quelque part roulant sur sa langue nos « r » et faisant frissonner nos « f »…

Il nous semblait alors que nous n’étions rien de plus et rien de moins que ce souffle chaud : la sculpture de nos mots ouvragée par ces lèvres. »

Phobos- Tome 2

« On est en danger depuis le premier jour de notre vie, depuis notre premier souffle, notre premier cri. Tu sais pourquoi j’aime tant les roses? Pas parce que sont des fleurs romantiques ou parce qu’elles permettent de jouer les jolis cœur, comme tu me l’as reproché lors de notre première rencontre. Les roses n’ont rien de mièvre ou de gentil, elles sont juste vraies. Cruellement vraies. Si leurs pétales nous montrent que la vie est belle à couper le souffle, leurs épines nous rappellent qu’elle est dangereuse à en crever. »

Phobos-Tome 1

« Au fond, tu es comme Phobos. Tu sais pourquoi son orbite est considérée comme idéale ? Parce qu’elle est assez proche de Mars pour permettre d’en voir la surface en détail avant le largage, et trop éloignée pour que la gravité martienne empêche le Cupido de repartir après nous avoir éjectés. Comme toi : assez proche pour me rendre fou, trop éloignée pour que je te retienne. »