« L’humain devrait se soucier de ce qui est véritablement important.
– Genre?
– Le fait qu’on soit une calamité. Et ça va bien au-delà de notre système. Espèce douée d’intelligence… Tu parles! Faut voir ce qu’on en fait de notre gros cerveau : on sait aller sur la lune et on a le matériel pour faire sauter la planète en quelques secondes, mais la moitié de la population crève de faim et on ne peut toujours pas soigner le cancer. L’humain, c’est de la grosse saloperie. »
Roman
Diabolo Fraise
« Hé, les filles ! murmure t-elle. A votre avis, ça a le goût de quoi, le bonheur ?
Trois paires d’yeux se tournent vers elle. Réflexion.
— De barbe à papa ? improvise Antonia en posant le magazine sur ses genoux.
— De chiotte ! lâche Jolène, pas joueuse.
— Et toi Judy ? Tu dirais quoi ?
— Vous vous moquez pas de moi, hein ?
— Quelle idée ! répond Marieke
— Je dirais que le bonheur a le goût des quenelles de Papa.
— Et s’il était une couleur ?
— Couleur de peau, répond Antonia sans hésiter.
— Couleur page blanche, propose Jolène. Le bonheur, c’est peut-être quand tout reste à écrire ?
— Le marron des yeux de Maman. »
Carry on
« Je me raccrochais à la seule chose dont je suis toujours certain…
Les yeux bleus.
Les boucles cuivrées.
Le fait que Simon Snow est le magicien le plus puissant au monde. Que personne ne peut lui faire du mal. Même pas moi.
Que Simon Snow est vivant.
Et que je l’aime d’un amour désespéré. »
A la place du coeur-saison 1
« J’ai dix-sept ans, la vie devant moi et de la mort partout. Une saloperie d’équation à résoudre. Je pourrais très bien renoncer. Au goût des choses. Aux règles du jeu dont je devine qu’il n’a aucun sens. Oui, je pourrais très bien laisser tomber. C’est quoi l’autre choix ? »
Et ils meurent tous les deux à la fin
« Je t’aurais aimé si on avait eu plus de temps. (Je finis par lâcher le morceau parce que c’est ce que je ressens en ce moment, et ce que j’ai ressenti pendant toutes les secondes, minutes et heures qu’on a passés ensemble.) Peut-être que je t’aime déjà. J’espère que tu ne m’en veux pas de te dire un truc pareil, mais je sais que je suis heureux. Les gens ont tout un tas de règles pour savoir au bout de combien de temps on a le droit de dire ça. Même s’il nous reste peu de temps, je ne te mentirai pas. Les gens gaspillent du temps à attendre le bon moment, malheureusement on n’a pas ce luxe. Si on avait toute notre vie devant nous, je parie que t’en aurais marre de m’entendre te répéter à quel point je t’aime, parce que je suis sûr que c’est ce qui se serait passé. Mais comme on va mourir, je peux te le dire autant de fois que je veux : je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime. »
Le Bleu de tes mots
« Je ne crois pas qu’on puisse dater une telle lettre. Par définition, une lettre d’amour devrait être intemporelle, sinon quel intérêt ? Je t’aime, mais seulement pendant l’année 2012 et puis après mon amour expire ? C’est quoi, le problème de l’univers avec l’éternité ? »
