« Mais voici mon histoire.
Une histoire qui raconte ce que c’est d’être Deux.
Une histoire qui raconte ce que c’est d’être Une.
Notre histoire à nous.
Et c’est une épitaphe.
L’épitaphe d’un amour. »
Roman Ado
Zalim- Tome 2
« Une fois encore, elle se rendait compte que ses conversations secrètes avec Zalim lui avaient manqué. Elle ne comprenait pas vraiment cet attachement étrange qui se nouait entre eux. Quand elle pensait au démon, autrefois, elle ne ressentait que répulsion pour cette créature sanguinaire, responsable de la mort de sa mère. Mais à présent, elle ne pouvait nier le lien qui se tissait. C’était comme si elle avait besoin de lui, de sa présence, de sa chaleur, de sa force… et de ses mots… »
Zalim- tome 1
« Une fois le processus achevé, il ouvrit ses yeux de monstre sur le jour nouveau qui brillait, lavé par l’averse et le vent. Le ciel était étincelant, le fjord scintillait en retour, les oiseaux accueillaient la lumière avec joie et innocence. Avant de rendre son corps à son hôte, il murmura d’une voix qui semblait n’être que le roulement du tonnerre, le grondement de la terre :
– Bonjour le monde. Tremblez de peur, car Zalim est de retour… »
Frankly in love
« – Bien, mes petits poulets, je suis censé vous coller un contrôle, dit M. Soft. Un ordre des crânes d’œuf de l’administration. Quelles questions voulez-vous que je mette ?
Nous réfléchissons. Il est trop tôt !
– Vous m’enverrez ça par mail, d’accord ? De toutes façons, vous aurez tous la note maximale. Je déteste ces notations à la con. »
Eleanor & Park
« Waouh, qu’est ce qu’elle a aujourd’hui ? On dirait qu’elle vient de trucider quelqu’un juste pour le plaisir.
Park s’est retourné d’un coup. Eleanor. Elle lui souriait.
Elle avait un sourire de pub pour dentifrice, le genre où on voit pratiquement toutes les dents. Elle devrait sourire comme ça tout le temps, se dit Park ; son visage était passé de bizarre à beau. Il avait envie de la faire sourire comme ça tout le temps.
M. Stessman a fait semblant de se prendre le tableau en entrant.
– Juste ciel, Eleanor, arrêtez. Vous m’aveuglez. Est-ce la raison pour laquelle vous gardez votre sourire pour vous, parce ce qu’il est trop radieux pour nous, pauvres hommes ? »
Le ciel est partout
« quand je suis avec lui, il y a quelqu’un avec moi dans ma maison du deuil, quelqu’un qui connaît son architecture aussi bien que moi, capable d’y errer avec moi, d’une pièce triste à l’autre si bien que la structure oscillante de vent et de vide n’est plus aussi effrayante et solitaire qu’avant. »
