Bel Ami

« La vie est une côte. Tant qu’on monte, on regarde le sommet, et on se sent heureux; mais, lorsqu’on arrive en haut, on aperçoit tout d’un coup la descente, et la fin, qui est la mort. Ça va lentement quand on monte, mais ça va vite quand on descend. A votre âge, on est joyeux. On espère tant de choses, qui n’arrivent jamais d’ailleurs. Au mien, on n’attend plus rien… que la mort. »

Moon Brothers

« Alors donc,
faites tout ce que vous voulez, même si
on essaie de verrouiller votre porte d’entrée.
Soyez courageux,
Ouvrez la porte du jardin à minuit,
laissez entrer les bruits, ou les démons,
je sais pas, moi, courez, échappez-vous si nécessaire,
si c’est la seule chose à faire
pour pouvoir vivre. Et si quelqu’un tente de vous arrêter,
dites lui que votre vie c’est la seule chose
que vous puissiez sauver. »

Les liaisons Dangereuses

« Lettre CLIII : Le Vicomte de Valmont à la Marquise de Merteuil.

Je réponds sur-le-champ à votre Lettre, et je tâcherai d’être clair ; ce qui n’est pas facile avec vous, quand une fois vous avez pris le parti de ne pas entendre.
De longs discours n’étaient pas nécessaires pour établir que chacun de nous ayant en main tout ce qu’il faut pour perdre l’autre, nous avons un égal intérêt à nous ménager mutuellement : aussi, ce n’est pas de cela dont il s’agit. Mais encore entre le parti violent de se perdre, et celui, sans doute meilleur, de rester unis comme nous l’avons été, de le devenir davantage encore en reprenant notre première liaison, entre ces deux partis, dis-je, il y en a mille autres à prendre. Il n’était donc pas ridicule de vous dire, et il ne l’est pas de vous répéter que, de ce jour même, je serai ou votre Amant ou votre ennemi. »

Vox

« Réfléchissez. Réfléchissez à ce qui vous arrivera, et à ce qui arrivera à vos filles, lorsque les lois nous feront remonter le temps. Réfléchissez aux expressions comme « autorisation du conjoint » ou « consentement paternel ». Réfléchissez au moment où vous vous réveillerez, un beau matin, en constatant que vous n’avez plus voix au chapitre. »

Et ils meurent tous les deux à la fin

« Je t’aurais aimé si on avait eu plus de temps. (Je finis par lâcher le morceau parce que c’est ce que je ressens en ce moment, et ce que j’ai ressenti pendant toutes les secondes, minutes et heures qu’on a passés ensemble.) Peut-être que je t’aime déjà. J’espère que tu ne m’en veux pas de te dire un truc pareil, mais je sais que je suis heureux. Les gens ont tout un tas de règles pour savoir au bout de combien de temps on a le droit de dire ça. Même s’il nous reste peu de temps, je ne te mentirai pas. Les gens gaspillent du temps à attendre le bon moment, malheureusement on n’a pas ce luxe. Si on avait toute notre vie devant nous, je parie que t’en aurais marre de m’entendre te répéter à quel point je t’aime, parce que je suis sûr que c’est ce qui se serait passé. Mais comme on va mourir, je peux te le dire autant de fois que je veux : je t’aime, je t’aime, je t’aime, je t’aime. »