« La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. «
Categories 2017, 400 pages, Natasha Preston, Roman Ado, thriller, Très bons livres/Très appréciés
« La solitude est pire qu’une maladie mortelle. Chaque jour qui passe, on s’efface un peu plus. «
« Je suis la lame par ta main dirigée,
Tranchant un rayon d’arc-en-ciel,
Je suis le marteau, mais tu es la cloche,
Résonnant dans l’obscurité.
Si tu es le chanteur, alors je suis la chanson,
Une mélopée, un requiem, un chant funèbre.
L’élan éternel de l’humanité. »
« Finalement, j’ai compris qu’être heureux, ça peut être au contraire choisir de faire table rase du passé, perdre des gens pour prendre le risque d’en rencontrer d’autres. Être heureux, c’est quelque chose qu’on obtient quand on a eu le courage de tout envoyer balader et qu’on a pris le risque de tout recommencer à zéro. Être heureux, ce n’est pas la sérénité, le calme et le bonheur sans vagues. C’est au contraire être capable de tout faire voler en éclats, de tout remettre en question, toute sa vie si on le souhaite. »
« Mon portable a bourdonné pour m’avertir que j’avais reçu un texto d’un numéro inconnu.
« Garde tes amis près de toi et tes ennemis encore plus près. »
– Quoi ?
Qui m’avait envoyé ça ? Je serrais l’appareil dans ma main tremblante.
Je ne savais pas si je devais essayer d’appeler ou de répondre. Je relisais le message en essayant de comprendre ce qu’il insinuait… et surtout qui avait bien pu l’écrire.
‘Qui est-ce ?’ J’ai finalement tapé une réponse et l’ai envoyée avant de changer d’avis.
J’ai fixé l’écran longtemps. Les secondes se sont transformées en minutes. Rien.
‘Qu’est-ce qui se passe ? Quelqu’un essaie de me faire peur ?’ Tout à coup, j’ai lâché mon portable. C’était le tueur. Comment avait-il eu mon numéro ? Est-ce que c’était quelqu’un que je connaissais ? »
« Le passé est aussi éphémère que le futur – il n’est que perspective, fumée et miroir. Comment pourrait-on s’y fier ? Disons que deux personnes expérimentent exactement la même situation, demandez-leur après de la raconter. Leurs versions seront bien sûr similaires, mais toujours avec des différences. Il y a autant de vérités qu’il y a de gens sur cette terre. »
« L’échec permet de vous dépouiller de tout ce qui n’est pas essentiel. J’ai abandonné toutes les prétentions qui m’éloignaient de moi-même, et j’ai commencé à consacrer toute mon énergie au seul projet qui me tenait véritablement à cœur. Si j’avais connu le succès dans tel ou tel domaine, je n’aurais peut-être jamais trouvé la détermination nécessaire pour réussir dans la seule arène où j’étais persuadée d’avoir ma place. Ce fut une libération : ma plus grande peur dans la vie s’étaient réalisée, et j’étais toujours vivante… Ainsi, c’est en touchant le fond que j’ai trouvé le socle sur lequel rebâtir mon existence. »